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Lundi 21 mai 1 21 /05 /Mai 18:00

 

Les Igbos ou les Ibos sont un groupe ethnique qui se trouve au sud-est du Nigeria.

 

Ils ont créé tout un ensemble de sculptures dont la plus populaire est surement l’Ikenga. Ils sont également utilisés par leurs voisins : Les Igala, les Ijo, les Isoko (Oma, Obo, Ivri), les Urhobo (Ivri) etc.

 

Ikenga est le fils de Ugwa. Son nom se décompose en « IKE » la force et en « Nga » réussir. Selon la légende c’était un grand guerrier doté d’une grande agilité. Il avait la réputation de pouvoir sauter d’arbre en arbre. Ikenga a mené de nombreuses batailles et son cri se faisait entendre dans toute la forêt et annonçait une bataille imminente… Fin stratège, il inventa par exemple un camouflage de feuilles pour se cacher dans les buissons… Pour en savoir plus, il faut se reporter sur l’ouvrage de Ndi Ichie Akwa, Mythology and Folklore Origins of the Igbos.

 

Les Igbo entretiennent des liens forts avec le monde des esprits et le respect des ancêtres ce qui a abouti à la création des sculptures d’Ikenga. C’est un objet de prestige et de fierté au sein de la famille. Il est sculpté dans un bois particulier que les Igbos appellent « Asuwuaka ».

 

L’Ikenga est utilisé par les hommes : Des guerriers, des commerçants, des chasseurs, des agriculteurs. Occasionnellement, les femmes de haut niveau social rendent hommage aux Ikenga. La sculpture doit être présenté à la famille et au chef du village pour qu’il soit reconnu par la communauté et aussi pour qu’il soit habité par un esprit (Mmuo).

 

Ils leurs accordent des prières (Ikenga Owa Ota) et des sacrifices journaliers, avant un évènement important ou après un succès en guise de remerciement. Chacun fait des offrandes selon ses envies en fonction de son metier : sang de coq, noix de colas, du vin etc. Les Igbos font donc régulièrement des offrandes mais une fois dans l’année, ils vont s’habiller en blanc et faire une offrande plus importante comme offrir du sang de bélier.

 

Les Ikenga sont conservés soit dans un sanctuaire collectif (de devins, d’ancêtres…) et par exemple on le place à sa droite de son père Ugwa sur un autel,  soit on place l’Ikenga dans la maison du croyant  (M’BARI). L’Ikenga n’a pas d’autel qui lui est propre mais les Igbo leurs consacrent une forte dévotion. Chaque sculpture est liée à une seule personne, celle lui rend hommage.

 

D’ailleurs l’Ikenga meurt avec son propriétaire et il est enterré ou coupé en deux. Comme il s’agit d’un symbole de prestige, certaines familles ne peuvent se résoudre à se séparer de leur Ikenga. Dans ce cas, la sculpture est confiée à une personne âgée respectée par la communauté.

 

Les sanctuaires où sont placés les Ikenga sont des lieux de recueillements, de méditation sous le haut patronat des esprits des anciens. Certain de ces autels étaient cachés derrière une planche de bois avec deux trous pour voir les sculptures, c’est les « yeux de l’esprit » (Info à vérifier).

 

Les Ikenga étaient aussi pris à témoin pour régler les conflits.

 

Les Ikenga prennent plusieurs formes :

***** Le Ikenga le plus populaire qui est sculpté sous les traits d’un homme à cornes, l’Ikenga Madu

***** Le Ikenga plus abstrait, une tête humaine cornue avec un tronc cylindrique simple mais décoré  d’une kyrielle de décorations géométriques. Il représente l’esprit d’Ikenga, on parle de l’Ikenga Alusi.

***** Il existe un Ikenga miniature utilisé principalement par les femmes devin, le Ntu Aga. Cet Ikenga est habité par l’esprit « Agwunsh », un esprit malin qui est manipulé en tout dernier recours pour lutter contre des maladies mentales comme la folie ou encore pour aider à l’accouchement etc.

***** Il existe une variante sans cornes que l’on classe dans les Ikenga, c’est les Okpassi. Ce nom se décompose en « OKE » l’homme et « TFI » étincelle vitale.

igala.jpg

 

Quelques symboles dans les Ikenga :

 ***** L’épée évoque la victoire dans la guerre ainsi que la protection contre les ennemis. Cette arme symbolise aussi l’objectif à atteindre ou encore un guerrier valeureux.

***** Les cornes proéminentes : Symbolise le pouvoir (IKE), la puissance et la persistance qui représente le bélier. Selon une expression Igbo, un bélier va se battre avec sa tête.

***** Le culte de la main droite (AKA NRI), la main de la nourriture.

***** Un torse bien dessiné montre la puissance et la vigueur d’un guerrier.

***** Le sexe masculin peut être montré, il représente l’importance du lignage pour le pro

 

priétaire. On trouve également d’autres attributs comme des bracelets, une pipe (etc.) qui ont une valeur symbolique pour le croyant. Les Igbos et les Igala placent également des animaux familiers.

***** La chaise dont la plus importante possède seulement 3 pieds, c’est l’Awka réservé à une certaine élite de la communauté, les Ozo. Ce siège rappelle le devoir de respecter les autorités supérieures.

Allez voir cet exemple http://mccoy.lib.siu.edu/jmccall/jones/igbo/misc14.JPG

 

 

L’Ikenga symbolise :

***** La détermination (IVRI)

***** L’engagement à travailler dur.

***** La valorisation du travail avec effort e t donc aussi une réussite économique.

***** La force mais aussi la retenu dans les conflits dans la vie de tout les jours.

***** La force physique et l’énergie mentale d’entreprendre une activité.

***** L’honnêteté  

***** L’Ikenga aide à donner de la maturité à un jeune homme. Pour obtenir un Ikenga il faut être responsable et il devra l’honorer jusque sa mort.

***** Quand la famille décide d’offrir un Ikenga a un jeune célibataire, c’est pour l’inciter à trouver un travail. Tacitement ce cadeau est une demande de la famille à leur fils de construire un foyer, trouver une femme et pourquoi pas avoir des enfants.

***** L’Ikenga représente le lien spirituel entre l’individu et la communauté. C’est une réussite personnelle qui profite à la communauté. Quand un homme a réussi à construire une entreprise, on le qualifie de « Madu Oke Ikenga » que l’on va traduire « l’homme qui a un Ikenga ».

***** Le lien entre les vivants et les morts via les prières et les offrandes.

***** La victoire et protection dans les batailles

***** La tête décapitée par l’épée montre le fruit de la supériorité et le pouvoir par la réussite dans le travail.

 

Allez voir les magnifiques photos In situe des Igbos sur le site qui suit :

http://mccoy.lib.siu.edu/jmccall/jones/misc.html

 

La croyance dans l’Ikenga n’est pas éteinte et continue à jouer son rôle de protecteur pour les croyants.

 

A suivre…

Par kakuungu
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Jeudi 10 mai 4 10 /05 /Mai 20:33

L’apparition et l’accélération des problèmes graves de société comme l’alcoolisme, des maladies comme le Sida, des malformations de santé (comme les maladies mentales, albinos etc…), de la consommation de produits stupéfiants, des problèmes d’infertilité, les divorces  ont été détournés par des mouvements religieux catholiques sectaires.

 

Ces nouveaux groupes religieux rendent responsable le Diable qui prendrait la forme d’enfant.

 

La zone concernée par le phénomène des enfants sorciers est vaste : Benin, Nigeria, Liberia, Angola, Afrique du Sud et surtout en RDC.

 

Cela a pour conséquence directe pour cette jeunesse maudite (dès l’âge de 2 ans) la pratique d’exorcismes musclés et des comportements collectifs lamentables pour se protéger de la peur irrationnelle des attaques du diable… Alors, s’il vous plait…

 

Arrêtez d’enchainer vos petites victimes devant les églises pour obtenir des aveux forcés…. A la fin ces enfants finissent forcement par croire qu’ils sont possédés… pour juste un moment de répit…

 

Arrêtez  d’exorciser à coup de machette… 

 

Arrêtez de déclarer un enfant sorcier quand par exemple vous avez une baisse de salaire…

 

Arrêtez  vos humiliations en place public…

 

Arrêtez de croire que les enfants qui sont hyperactifs ou insolent sont possédés par le Diable !

 

Arrêtez  d’exorciser à coup d’acide…  

 

Arrêtez  d’exorciser par le feu… Immolation n’est pas acceptable…

 

Arrêtez  d’assassiner vos enfants avec du poison…

 

Arrêtez  d’organiser en parti en famille, pour enterrer vivant vos enfants pour les « soigner »…

 

Arrêtez  de croire que le diable se cache dans le ventre des enfants…  Arrêtez d’ouvrir les ventres au cutter pour prélever un morceau d’intestin dans des conditions d’hygiène déplorable… « Ces nettoyages » causent sans dire de graves infections mortelles…

 

Arrêtez  de reconnaitre le Diable dans les yeux de vos enfants comme les prédicateurs le prétendre…

 

Arrêtez  d’exorciser en versant de la sève d’arbre dans les yeux…

 

Arrêtez d’abandonner et de laisser errer vos enfants dans les rues… (C’est la solution la plus facile pour les familles qui n’ont pas les moyens de payer le prédicateur ou le féticheur, le Nganga…)

 

Arrêtez  de croire qu’il existe autant d’enfants sorciers en Afrique…. (Rien qu’à Kinshasa 10000 enfants ont été jugé par leurs familles d’actes sorcelleries…)

 

Arrêtez de croire qu’un enfant peut être responsable de la mort d’une personne âgée. Ce n’est pas par ce que cette personne accuse son petit fils ou sa petite de fille de sa mort que cela est vrai !!

 

Arrêtez de confier vos enfants à ces prédicateurs pour un exorcisme très onéreux (jusqu’un an de salaire) pour maltraiter vos enfants… Un des rites consiste à aspirer le malin en arrachant avec les dents des bouts de chair avec les dents…

 

Arrêtez de déclarer les enfants sorciers pour des raisons économiques, il y a toujours une solution pour les nourrir ou les vêtir.

 

Tous ces actes créent une nouvelle génération traumatisée qui s’isole par crainte.

 

Le Diable ne peut être la cause de tous les malheurs du monde, ne cherchez plus de faux coupables…. La vie est dure… N’ayez pas peur de vos enfants !!

 

N’écoutez plus ces faux serviteurs de Dieu qui ne font que prêchez la peur et non la bonté de Dieu.

 

La torture n’est pas une pratique normale dans l’expression d’une religion.

 

 

 

Arrêtez ces cruautés inutiles… Changez… S’il vous plait… Changez… Aidez les ONG à les sauver en dénonçant ces tortures…

Par kakuungu
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Jeudi 10 mai 4 10 /05 /Mai 17:15

C’est un village du nord du Cameroun qui a développé un rituel pour éduquer les bébés à marcher le plus rapidement possible. Il s’agit de soulager les femmes qui portent les enfants sur le dos. Le travail est rude et plus les enfants marchent tôt mieux c’est !

 

Ils ont compris que les enfants avaient le réflexe dès la naissance de vouloir se tenir sur ses jambes. La mère une fois par jour, sous la forme de jeu, aide à faire tenir l’enfant debout. Le bébé esquisse un pas de danse en tenant les doigts de la maman. Ce réflexe existe jusque l’âge d’un mois.

 

Pour entretenir cette aptitude à se tenir debout, donc à partir d’un mois, les mères préparent un bain rituel de plantes. Avec le jus de cette décoction, les mamans arrosent le bébé avec une petite calebasse. C’est sensé stimuler les sens du bébé.

 

En suite le restant des déchets végétaux  (des feuilles gluantes et des branches molles) est mis sur le sol et elles placent le bébé sur ce lit de verdure bouillis. C’est tout sauf confortable !! Le bébé se met à pleurer et son seul envie c’est de… se lever et de marcher !! Ce rituel permet d’inciter le bébé à maintenir et à développer le réflexe de se tenir debout !

 

A suivre…

Par kakuungu.over-blog.com
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Lundi 27 février 1 27 /02 /Fév 21:20

Le musée africain des cultures  l’Afrique de l’Ouest anciennement le musée des missions africaines, donne carte blanche à C. Angelo Micheli le temps d’une exposition intitulée « Gémellités, Images d’Afrique de l’Ouest »

 

_Gemellite-s.jpg

               

               Musée Africain

               150 cours Gambetta

               69007 Lyon

               04 78 61 60 98

  http://www.musee-africain-lyon.org/

 

 

 

C. Angelo Micheli est historien de l’art qui a toujours été intéressé par la notion du portrait d’où l’intitulé de sa thèse "Double et gémellité : une approche de la photographie de studio en Afrique de l'Ouest". Il se bat également pour la protection du patrimoine photographique en Afrique, passé et présent.


Angelo Micheli nous apporte une nouvelle vision de la photographie en collectant des portraits de vrais jumeaux ou non. Il suffit de se pencher sur les Statuettes de jumeaux décédés chez les Yoruba ou les Ewe pour se rendre compte que le sujet est important ! Chaque village avait ses sculpteurs ce qui expliquent leur grandes variétés de style !

 

Les jumeaux peuvent aussi bien être vénéré que craint. Selon des traditions anciennes les jumeaux possèderaient des pouvoirs maléfiques et cela justifie un rite de passage à leurs naissances.  L’Afrique de l’ouest est une zone où se concentrent une forte population jumelle (sans savoir vraiment pourquoi…) ce qui explique un intérêt certain pour le sujet ! Il doit y avoir de la magie dans ce mystères !

 

Cet historien de l’art de l’Afrique a mené une enquête de terrain au Togo, au Bénin, au Burkina Fasso et au Mali. Ainsi C. Angelo a collecté plus de 300 portraits doubles datant des années 70 à nos jours. Elles ont été trouvé auprès de particuliers ou de professionnels de la photo dont une partie actuellement est présentée au musée de Lyon.

 

Les premiers clichés réalisés en Afrique sont  sans aucun doute été produits par les photographes qui accompagnaient les missionnaires pour réaliser les cartes postales. C’est à leur contacts que des africains ont été formé à l’exercice. Certains sont devenus connu comme Seydou Keita ou Malick Sidibe. Ceci dit la plupart  sont restés des petites mains de studio qui sont malheureusement tombé dans l’oubli…

 

La photo a énormément évolué. On est passé de la photo qui absorbe les âmes à une démarche volontaire de passer chez un photographe !! Ceci dit il y a toujours une petite crainte et c’est pour cela que les modèles réclament  les négatifs des photos !!

 

La photographie est également le moyen matériel d’immortaliser un point dans le temps, d’une fraternité de sang, une amitié etc.

 

Il y a des studios qui ont proposé une autre alternative de créer un portrait en double de la même personne avec la technique de la surexposition. Peu de studio ont réalisé ce genre de photo car la tâche était trop compliquée. Cela impliquait aussi de nombreux ratés donc une solution onéreuse… Je vois ce genre de photo un peu triste car la personne n’a pas trouvé son double et doit poser seul… La personne le trouvera je l’espère dans l’au-delà ! Le portrait en double me fait penser au doppelganger,  tout le monde à son sosie sur terre… et au-delà...

 

Les photographies en double, que l’on peut découvrir, sont majoritairement des portraits en pied avec le visage de face. La pose est choisie par les modèles, selon leurs envies ou plutôt  l’idée qu’ils se font de leurs portraits. La prise de vue est en grand angle sur un fond plutôt coloré  avec une lumière forte (comme des lampes cloches). On est donc loin du clair-obscur ! La photo sera montrée à la famille ou à des inconnus donc il faut qu’elle soit réussie !! Sur ces photos il n’y a pas de hasard, tout est contrôlé à l’extrême dans la pose des personnes.

 

Maitriser de son image. Maitriser ce que les modèlent veulent montrer aux autres.  Au travers de l’exposition on pourra se rendre compte que les photographies réalisée en studio se ressemblent comme s’il y a un inconscient collectif se révèle dans l’Afrique.  Ainsi on pourrait relocaliser les poseurs uniquement grâce à leurs vêtements, leurs bijoux ou encore les coiffures.

 

 Une chose me surprend : le ca drage. Il y a un soin extrême porté sur la composition des modèles  et la photo ne va pas se resserrer sur les personnes. Le photographe va prendre les gens, le fond et tout ce qui devrait être hors du champ de la vue. C’est-à-dire que l’on voit peut voir les bords du fond, le plafond ou encore les lampes. L’attention se porte sur les personnes, le reste importe peu en fait.

 

Ces portraits à plusieurs sont aussi le moyen de se souvenir d’événements heureux, de réussites, de fêtes religieuses ou non etc. C’est bien des occasions de se faire beau et de revêtir ses plus beaux  atouts. C’est donc le moment idéal de se faire prendre en photo avec ses vêtements neufs en general. Le photographe pouvait aussi prêter des vêtements.  

Les parures et les accessoires (comme des fleurs, des radios cassettes… j’adore le portrait des Touaregs aux radios casettes) deviennent vite importants car ils vont marquer une identité, une personnalité, une appartenance à un groupe culturel ou encore un niveau social.

 

Le fait de faire un acte religieux (comme une communion ou une circoncision) peut générer un lien fort et à vie entre deux personnes. Et cela que justifie la volonté de passer voir un photographe. C’est un des aspects très fort et solennel de cette démarche, du portrait en double.

 

Le jeu évident sur la ressemblance se fait naturellement  avec les vrais jumeaux. Dans le cas contraire le photographe va aider à créer de la confusion pour maximiser la ressemblance entre les sujets avec par exemple des « boubous » identiques même si il y a un garçon et une fille sur la photo.

 

La « gémellité » s’exprime aussi par l’attitude des personnes qui deviennent le reflet de l’autre : La position du corps, des mains ou encore avec expression fermé du visage… C’est une affaire bien sérieuse en fait !


01-copie-2.jpgLa photo en double est graphique et d’hypnotique, elle nous montre des vrais liens de sang ou des liens spirituels forts. J’espère que je vous ai donné envie de voir les dernières recherches de C. Angelo Micheli.

Un travail intéressant à décou vrir jusqu’au   20 mai 2012 au musée africain des cultures  l’Afrique de l’Ouest… Pour plus d’informations reportez-vous au catalogue de l’exposition (10 euros) ou allez écouter C. Angelo Micheli lors de sa conférence le 22 mars  de 19h à 21h au musée.

 

 

 

 

Vous pouvez aussi consulter le Blog de C. Angelo Micheli  pour découvrir quelques portraits en double si vous ne pouvez pas vous déplacer à Lyon :)

 

http://angelo-micheli.blogspot.com/

 

A suivre…

Par kakuungu.over-blog.com
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Lundi 24 octobre 1 24 /10 /Oct 20:33

 

Les Fali sont un groupe ethnique qui se situe aujourd’hui au nord du Cameroun proche de la frontière du Nigeria sur une surface d’environ 3500 km2. C’est une zone hostile de la Bénué, montagneuse, des étendues de rocher et de quelques espaces de végétation d’épineux. Cette géographie leur a aussi permis de mieux se cacher.

Les ethnologues ont du mal à situer les origines exactes de ce peuple. Une hypothèse tangible les place au Nigeria, aux « FALI MOUNTAINS » d’où le nom du groupe de 35000 personnes.

 

Les Fali ne sont pas des guerriers dans l’âme, les seules guerres que l’on connaisse ont été défensives notamment contre les Peuls (les musulmans contre les catholiques). Ils ont été colonisés d’abord par les allemands puis par les Français.

 

C’est un peuple joyeux, rieur et ouvert. Ils se sont regroupés autour de 4 grands centres, du nord au sud, on trouve les Bossum, Peske-Bori, Kangou et Tinguelin. Ces unités se divisent en tribus « NUM BANTA » puis en clan « KOLE WOTE » et en suite en lignage de famille « BOLE BA ». On image bien la complication de distinguer ces familles sachant que les Fali sont à la fois monogame et polygame… On distingue également des associations importantes comme celles des forgerons.

 

Les Fali sont réputés pour la fabrication des poupées perlées sur une âme en bois ou encore les poupées en sac de ficelle et/ou de cuir avec à l’intérieur un morceau du linceul du mort.

 

Quand on s’intéresse à la culture des Fali, on sent l’expression de la foi est intérieure. Tout est pensé, rien n’est prononcé… La foi s’exprime seul par la prière… Il très rare de voir un autel consacré a FAW, « le maitre de la vie ». Sur ces lieux sacrés on va découvrir des poteries votives neutres sans décoration. Ils ont une cosmogonie complexe comme on peut le voir chez les Orishas, les Dogon ou les Bambara…

 

Faw le ciel, créa la terre ONA et s’unit à elle. Ils ont des enfants etc. Elle donna naissance à la nature, mais aussi à des personnages magiques comme le terrifiant maitre des souterrains, TIBINGO. Il apparaît aux Hommes sous la forme d’un serpent aux yeux lumineux et hypnotique. Cet esprit peut à la manger l’esprit du mort ou au contraire libérer l’âme pour rejoindre le monde souterrain HYMNI qui est sous la protection des ancêtres.

 

Chez les Fali, il n’existe pas de mobiliers funéraires mais la mise en terre est codifiée à l’extrême en fonction de sa place au sein de la communauté.

 

Tout d’abord, il y a la constatation du décès, les Fali sont très prudents dans l’annonce d’une mort et ils attendent les « signes », l’arrêt du cœur, de la respiration et le raidissement du corps. Le défunt doit impérativement rejoindre sa maison pour être installé dans son « ARA » soit sa chambre. C’est seulement à ces conditions que sonnent les GANGU, une sorte de trompe sacrée. Le travail du deuil peut commencer…

 

Le mort est alors placé sur une structure en natte, un « GOU » puis il est emmailloté par la confrérie des forgerons avec un linceul de coton, le « LUTU ».

 

La veillé funéraire commence, du soir jusqu’au petit matin. Musique, chant, danse… Pour cette occasion, chef, hommes, femmes, enfants sont tous habillés avec leurs plus belles parures et leurs plus beaux vêtements.

 

Au levé du soleil, le corps est lavé puis les forgerons emballent de bandelettes de coton « DJOLU » de manière, il faut le dire sans ménagement du défunt car ce n’est pas une étape fortement appréciée. Une personne s’assoie sur les jambes, ils relèvent le tronc, et fixe les bras à la perpendiculaire du corps... C’est une opération qui nécessite plusieurs heures de travail…pour le corps garde cette position.  

 

En parallèle de ca, les fossoyeurs, les TO NI GEBUS, s’activent, a creuser la tombe, un simple trou de 2m de profondeur pour un diamètre de 50cm environs.

 

Les danses et les chants continuent prés de la case du défunt aux rythmes des 2 tambours sacrés (TONDJI M’DOM et le NOMDJI M’DOM) et les sifflets (KEWAL). Cela a pour but de prévenir les ancêtres de l’arrivée d’une nouvelle âme…

 

A suivre...  (Il faut que je mette en phrase ma prise de note, ca va arriver!!)

Par kakuungu.over-blog.com
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